Claire Reveillault, épanouie aux côtés des enfants

Claire-Reveillault-epanouie-aux-cotes-des-enfants_image_article_large-300x204Claire Reveillault peut souffler aujourd’hui après quinze jours intenses d’animation à la Maison de quartier de Saint-Éloi. Elle nous raconte son métier.

Claire Reveillault a 24 ans. Elle est animatrice à la Maison de quartier de Saint-Éloi. Pour la jeune femme c’est un métier à temps plein (27 h). Pour beaucoup il s’agit d’un « boulot » saisonnier. A quelques jours de la journée jobs d’été au Parc des expositions (mercredi 12 mars), son témoignage donnera peut-être des idées.

«  Il faut aimer faire découvrir  »

Depuis septembre, Claire s’occupe d’enfants de 3 à 6 ans les mercredis et pendant les vacances scolaires. La journée typique commence à 8 h 45 et se termine à 18 h 30. Dans ce créneau horaire, on retrouve un temps de collation, des réunions de paroles, des activités bien sûr, mais aussi la sieste ou des temps calmes.
Le reste de la semaine et hors période de vacances scolaires, « j’accompagne quelques enfants de trois écoles du quartier après l’école avec un temps de goûter, une aide aux devoirs et un temps de projet ». Le projet peut comprendre des activités artistiques, culturelles ou encore sportives. « Ce qui est intéressant c’est que nous sommes en relation avec les enseignants et les familles qui ont d’autres visions de l’enfant. »
« Souvent on a l’image du métier d’animateur comme quelque chose de cool, ce n’est pas ça du tout, les journées sont longues et il faut rester attentif en permanence. Il faut aimer animer, faire vivre les choses, aimer faire découvrir et apprendre aux enfants. »Claire a eu le déclic après l’obtention de son baccalauréat lors d’un service civil volontaire en tant que jeune ambassadrice de la defenseure des enfants à Poitiers. Sa mission était de sensibiliser des collégiens autour des droits de l’enfant. Après cela, elle a su qu’elle ferait de l’enseignement ou de l’animation. Elle a ensuite réalisé un DUT carrière sociale option animation socio-culturelle puis une licence professionnelle accompagnement social et insertion professionnelle des publics en difficulté. « Le fait de voir les enfants sourire en racontant leur journée aux parents »,conforte Claire dans son choix de vie. Elle semble avoir trouvé sa voie.

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« On sent de moins en moins d’engagement éducatif chez les jeunes », explique Thierry Moutin, directeur de la Maison de quartier SEVE en soulignant un manque de main d’œuvre pendant les vacances scolaires et les mercredis. « C’est pourtant un boulot qui est intéressant, qui amène rapidement aux responsabilités et qui initie au travail d’équipe et à l’autonomie. C’est une vraie expérience de vie appréciée par les recruteurs dans tous les domaines. »
Différentes formations qualifiantes pour exercer le métier d’animateur existent : le BAFA, brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur, le BAPAAT, brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien de la Jeunesse et des Sports, le BP JEPS, brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport.

Camille Fayet

source : La nouvelle République

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